Thanksgiving et Black Friday : Retour sur la folie du shopping en ligne

La grande fête familiale américaine est devenue depuis quelques années la grande fête du shopping. « Thanksgiving », « Black Friday », « Small business Saturday » et « Cyber Monday » sont les mots-clés de la période qui débute tous les ans le 4ème jeudi de novembre.

Quelques chiffres du shopping en ligne américain

Les statistiques suivantes proviennent d’Adobe Analytics, qui mesure les transactions de 80 des 100 principaux retailers en ligne aux États-Unis.

Thanksgiving

Les dépenses en ligne pour Thanksgiving 2018 ont atteint le montant de 3,7 milliards de dollars. Soit une croissance de presque 28% par rapport à 2017 (18,3% entre 2016 et 2017). Il s’agit de la croissance la plus élevée depuis 2014.

Nouveau call-to-action

Une des raisons est que de nombreux marchands ont changé de stratégie, en appliquant pour la première fois les mêmes prix le jour de Thanksgiving et le vendredi noir.

La valeur moyenne des commandes a augmenté de 8% par rapport au jour de Thanksgiving 2017.

Black Friday

Lors du vendredi noir, les ventes en ligne ont bondi de 23,6% par rapport à 2017, pour atteindre 6,2 milliards de dollars. Plus de 2 milliards de dollars de ces revenus proviennent du m-commerce. La valeur moyenne des commandes était de 146 dollars, en augmentation de 8,5% par rapport à 2017.

Cyber ​​Monday

Cette journée de soldes en ligne a été la plus importante de l’année 2018 avec des revenus de 7,9 milliards de dollars, en hausse de 19,3% par rapport à 2017. Les transactions mobiles représentent plus de la moitié des visites (54,3%), en augmentation de 55,6% d’une année sur l’autre.

Amazon a publié un communiqué dans lequel il déclarait avoir vendu plus d’articles durant le Cyber ​​Monday que tout autre jour de son histoire, y compris le Prime Day 2018.

When consumers are spending 1

When consumers are spending 3

When consumers are spending 2

Qui est le vainqueur de cette période ?

La frénésie des achats en magasin durant le Black Friday semble s’être apaisée. Les gens ne font plus la queue devant les magasins tôt le matin pour être les premiers à entrer.

De plus, de nombreux magasins physiques ne sont pas ouverts lors du Thanksgiving ou ne sont ouverts que pour un créneau horaire limité. Les clients se contentent ainsi d’acheter depuis leur smartphone.

Les achats en ligne ne tuent toutefois pas le pèlerinage traditionnel dans les centres commerciaux… Beaucoup d’acheteurs souhaitent opter pour le click and collect lors du vendredi noir. En outre, même en période de froid inhabituel dans une grande partie des États-Unis, la circulation piétonnière dans les magasins durant Thanksgiving et Black Friday n’a diminué que de 1% en 2018, selon les estimations de ShopperTrack.

L’achat en ligne et le click and collect continuent donc d’être une option populaire, en hausse de 73% entre les fameux jeudi et vendredi, selon Adobe.

Target, Macy’s, Kohl’s et Walmart ne sont que quelques-unes des enseignes qui ont eu recours à cette option. La stratégie étant d’inciter des achats supplémentaires en magasin lorsque les clients viennent chercher leurs commandes.

Selon l’International Council of Shopping Centers, parmi les consommateurs qui ont utilisé le click and collect, 64% ont effectué un achat supplémentaire en magasin. Le Cyber Monday a également vu le pic de click and collect augmenter de 65% entre 2017 et 2018.

Et si le grand vainqueur de ces achats en ligne était le magasin physique ?

Et demain ?

Toujours selon Adobe Analytics, 80,3 milliards de dollars avaient été dépensés en ligne le 6 décembre 2018, ce qui en faisait la plus grande période de l’e-commerce de tous les temps aux États-Unis.

Share of revenue by device

Ces dépenses sont en augmentation de 18,6% par rapport au 6 décembre 2017 et battent le record de l’année dernière de près de 13 milliards de dollars.

Adobe prévoyait que pour toute la durée de la période des fêtes 2018 (du 1er novembre au 31 décembre), il y aurait au moins 124,1 milliards de dollars de ventes au détail en ligne aux États-Unis. Ces chiffres montrent bien que les magasins récoltent les fruits de leurs investissements dans le mobile et que l’avenir du commerce réside bel et bien dans l’omnicanal.

Nouveau call-to-action

Les 10 choses à faire et à ne pas faire pour piloter efficacement le changement

Pour s’adapter à son nouveau business model, l’organisation d’une structure se doit d’évoluer pour répondre à de nouveaux besoins. Ce n’est pas tout d’imaginer, de définir cette nouvelle organisation et de la présenter aux différents acteurs : il faut réussir son changement !  

Dans cette nouvelle organisation, chacun doit trouver sa place, appréhender les nouvelles façons de faire, et s’approprier les nouveaux process afin de gagner en efficacité et en compétitivité. Il faut par conséquent préparer la stratégie d’accompagnement au changement très tôt afin de permettre aux acteurs de donner le meilleur d’eux-mêmes pendant la phase d’instabilité qu’occasionne tout changement. 

Je vous donne 10 conseils pour réussir son changement d’organisation et 10 conseils pour éviter de passer à côté. 

Pour réussir son changement : 

  1. Inscrire le changement dans la cible business de la stratégie globale de l’organisation ;
  2. Définir une stratégie de changement, construire une RoadMap ; 
  3. Anticiper les attentes des acteurs pour pouvoir proposer des actions tout en maîtrisant le changement ; 
  4. Bien définir ce qui est attendu de chaque acteur dans la nouvelle organisation ; 
  5. Construire une équipe sur laquelle s’appuyer pendant les phases difficiles ; 
  6. Promouvoir le savoir-faire des intervenants internes et externes pour réduire leur zone d’inconfort ; 
  7. Bien gérer la période de transition : quelles actions ? Pour quels résultats ? Pendant quelle durée ? 
  8. Promouvoir des méthodes de travail innovantes pour plus d’efficacité ; 
  9. Se donner les moyens en termes de communication interne et externe (Newsletters, Events, Flyers, formations…) ; 
  10. S’adapter aux différentes cultures et méthodes de travail propres à chaque pays (Worldwide). 

Pour ne pas passer à côté du changement, on ne doit pas : 

  1. Penser que le changement va se faire tout seul une fois l’organisation expliquée, un changement ne se fait pas en un jour ; 
  2. Attendre une efficacité opérationnelle immédiate ; 
  3. Penser que l’organisation imaginée et prototypée sera identique à l’organisation opérationnelle ; 
  4. Décevoir les fans du changement, balancer les indécis du mauvais côté et laisser les réfractaires polluer les débats ; 
  5. Avoir peur des discussions houleuses et parfois répétitives : le changement ne se fait pas sans heurts ; 
  6. Oublier qu’il y a un temps entre l’explication d’un concept, d’un business model et l’appropriation par les différents acteurs ; 
  7. Oublier que chacun a un passé et doit se construire un futur dans lequel il doit être acteur ; 
  8. Se dire que l’on mettra en place les outils de reporting quand la situation sera plus stable. ll est important de pouvoir mesurer ce qui a été accompli, de se rendre compte des améliorations à apporter et d’évaluer le reste à faire ; 
  9. Ressortir de ses tiroirs des solutions toutes faites, chaque changement d’organisation est unique ; 
  10. Être tenté de revenir à l’organisation précédente : elle n’est plus disponible et il n’est pas possible d’arrêter le changement quand il est lancé. 

Changer maintenant, c’est préparer les succès de demain ! 

Clémence DE CAZENOVE

Consultant – SQLI

Décryptage du Lab SQLI : CES 2019, l’heure de la confirmation

L’édition 2019 du CES s’est tenue dans un contexte économique relativement tendu entre l’Ouest et l’Est. Avec un commerce mondial perturbé par des taxes douanières punitives et des tensions entre les États-Unis et la Chine, et un milieu de la tech en transition (l’IA, IoT, VR/AR sont devenues matures), le millésime 2019 n’a pas pour ainsi dire été « amazing ». Le Lab SQLI décrypte les tendances qui se sont démarquées.

LE CES 2019 en quelques mots

La grand-messe des nouvelles technologies a démarré avec la keynote de LG et celle d’AMD, qui n’ont pas apporté leurs lots d’annonces tant attendues par les experts. Ceci étant, si peu d’annonces de nouveaux produits révolutionnaires ont été faites, beaucoup de promesses de l’édition 2018 se sont confirmées. Citons par exemple le téléviseur enroulable de LG, les drones sous-marins, le scanner sans caméra VAYYAR, le casque HTC Vive Cosmo…

Le CES 2019 en quelques chiffres :

  • 52ème édition,
  • 4 400 exposants,
  • 182 000 visiteurs,
  • 1 000 speakers,
  • Plus de 500 exposants français (la plus grande représentation),

Les exposants français se trouvaient à l’EUREKA Park accompagnés de la French Tech, Business France, les régions et d’entreprises du secteur bancaire et de l’énergie notamment. Une représentation difficile à comprendre manquant de lisibilité (des régions qui ne parlent qu’aux Français) et une offre pas toujours adaptée au marché mondial (des produits spécifiques à la France, des présentations en français, des exposants qui ne parlent pas anglais…).

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Et le plus surprenant, c’est que la France n’est pas dans les 16 pays reconnus comme innovants par la Consumer Technology Association. Dur pour les « Frenchies » !

Les « hot topics » du CES 2019

L’intelligence artificielle

Le sujet dimensionnant que l’on ne voit pas mais qui est partout c’est l’Intelligence Artificielle. Si l’année passée le slogan « AI Inside » faisait la loi, cette année on sent bien que l’IA fait partie intégrante des produits et de l’écosystème qui les entoure. Le revers de la médaille, c’est qu’on la retrouve un peu partout : dans le lave-linge, le frigo, le four… tous les produits y passent, même le plus improbables tel que le WC connecté (Kolher), qui en plus parle avec Alexa ! Capillotracté ? A vous de juger.

A propos du combat qui opposait Google, Amazon et Apple sur le marché des assistants textuels ou vocaux, le CES a tranché avec « Hey Google » et « Alexa ». On les retrouve intégrés dans la majorité des produits ; Apple « Home Kit », quant à lui, a pratiquement disparu.

La 5G

La 5G arrive avec de grandes ambitions et promesses. Verizon a profité de l’évènement pour revenir sur son 1er déploiement 5G chez un particulier fin 2018.  Résultat, une connectivité démultipliée avec plus de vitesse (10GB/s), plus de données (10Tb/s/km2), plus de flexibilité, plus de sécurité (99.99%), moins de latence (5ms), et moins d’énergie consommée.

Reste maintenant à identifier, analyser et prendre en compte les impacts de cette technologie sur les produits et services de demain. Les mises en situation que nous avons croisées sur le salon s’appuient sur la retransmission vidéo pour démontrer l’efficacité en termes de latence.

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La réalité virtuelle / augmentée

Autre grande tendance de ce salon 2019, la réalité virtuelle ou augmentée avec une multitude de casques ou lunettes qui seront disponibles à la vente dans l’année. Nous en avons compté pas moins d’une trentaine avec son lot d’accessoires pour enrichir les usages de la technologie.

Nous avons eu la chance de tester en vrai (si on peut dire) la solution de VR d’un des leaders du marché, The Void. Enfermés dans une pièce avec un casque sur la tête et un gilet bardé de capteurs, nous partons pour une aventure signée Star Wars. Il faut remplir une mission de recherche pour le compte de la résistance. OK ça reste un jeu, mais on est véritablement transporté dans une autre dimension avec des effets de mouvement, de chaleur, de vent, de vide… On ouvre des portes, on se déplace sur une passerelle dans le vide, on se fait tirer dessus. C’est tellement vrai ! De quoi entrevoir de réelles opportunités dans la formation, l’éducation ou encore la maintenance.

La mobilité

Le CES est aussi le salon de l’auto de Las Vegas. Il n’est pas inscrit au programme officiel, mais en quelques années, il est devenu incontournable pour inventer la mobilité de demain. Un véhicule s’est fait remarquer : l’hélicoptère Nexus de Bell. Electrique et hybride à décollage et atterrissage vertical, il a pour objectif de repenser le transport urbain pour le rendre plus efficace et efficient. Sortie prévue pour 2025.

Avec la mobilité de demain et le transport autonome, il ne faut plus imaginer l’expérience de conduite mais l’expérience de vie (in-cabin experience). Ce à quoi le CES a répondu par tout un tas de concept-car de Nissan, Mercedes, Byton, Bosch, Panasonic, NSX, Faurecia… qui ressemblent plus à des bus (sans face avant ou face arrière), dont l’espace intérieur ressemble à une salle de réunion intelligente et connectée avec des écrans de partout (vitre, porte, table…). L’idée est d’utiliser au mieux ce temps de transport pour le travail, la famille ou des services (santé, hôtellerie…).

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Kia emotive drive

Pour ce qui est du transport autonome, nous avons pu observer une recrudescence des fournisseurs de capteurs (Lidar, caméra, radar…) et d’OS (BlackBerry QNX, n°1 dans l’automobile). Toujours plus puissants les uns que les autres, ils permettent une meilleure prise en compte de l’environnement. Le Lidar est le capteur qui sort du lot vu le nombre de produits présents au CES, des moins discrets sur le toit aux plus intégrés dans le rétroviseur ou dans les phares. On devrait les voir apparaître parmi les outils de prévention embarqués dans les véhicules.

Et pour ce qui est des vraies automobiles, nous avons pu constater la montée en puissance de l’infotainment. Constructeurs et fournisseurs ont sorti leur nouveau tableau de bord ultra-moderne (toujours plus grand, tel que le M-Byte de Byton) répondant au dernières normes UX et embarquant toujours plus d’IA (autopilot, commande vocale, GPS intelligent), de VR/AR (Holoride Audi) et de capteurs (Lidar pour améliorer la vision, eye-tracking de Nuance).

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Byton M-Byte

Le CES version 2019 a donc confirmé quelques promesses de 2018 et la montée en puissance de l’IA, en donnant accès à ces technologies au grand public à travers notamment l’électroménager. Le challenge technologique à suivre devrait être le déploiement de la 5G et la découverte de ses nouveaux usages. En ce qui concerne la mobilité de demain, le transport autonome devrait prendre de la vitesse grâce aux progrès de l’IA et des capteurs.

 

Retrouvez-nous du 29 janvier au 28 février dans les différentes agences du groupe SQLI pour le débrief complet du CES 2019 !

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Photo mthubiere

Le Lab – innovation consultant

Ensemble… pour mieux grandir !

Quand on parle d’agilitéon parle beaucoup des avantages pour nos clients. On parle d’équipe, d’adaptation, d’inspection et de flexibilité Moi, jveux parler de croissance. Pas de la croissance économique ni celle de nos enfants, mais plutôt de la capacité d’une équipe autoorganisée à grandir collectivement. 

Croissance collective ou expertise individuelle ? 

Dans toute équipe, les connaissances, les compétences et les expériences sont diverses : si Jean-Kévin est confortable en back qu’il maîtrise depuis 10 ans, Marie-Sandrine préférera le front (son sujet favori de veille techno) et Pierre-Thomas, lui, connaît les moindres règles fonctionnelles du projet. 

Chacun restant dans sa zone de confort, on travaille en parallèle, sans trop se parler. Ce que font les autres n’a pas beaucoup d’importance du moment que ça n’impacte pas son propre travail. 

Et ça marche ! Jusqu’au moment où Jean-Kévin tombe malade… Là, c’est la catastrophe ! Qui va pouvoir reprendre ses activités ? Quelle incidence cela aura sur le projet ? 

On trouve toujours des solutions mais ce n’est pas agréable ! 

Le partage…  L’ingrédient clé de la croissance ? 

Et si on partageait dorénavant nos expertises ? Est-ce qu’on y gagne quelque chose individuellement ? Et en tant qu’équipe… ça donne quoi ? 

Ainsi, quand Marie-Sandrine bute sur un « algo » complexe en Java et que Jean-Kévin passe (perd ?) du temps à lui expliquer, à la coacher, à l’accompagner, à travailler en binôme, est-ce du temps gâché ? 

Dans l’immédiat : oui, évidemment. Mais à l’avenir, pas tant que ça ! 

Marie-Sandrine a gagné en connaissances et en autonomie. Elle a compris et intégré les bonnes pratiques et les conseils de Jean-Kévin. Ce dernier a dû organiser ses idées pour les expliquer et sera ainsi plus efficace et pédagogue s’il doit les réexpliquer à nouveau. 

Alors, en effet, là, maintenant, tout de suite… on a vraiment l’impression de ne pas avancer. Mais si on regarde à plus long terme, chacun a gagné en autonomie, en confiance (en soi et en l’autre) et a élargi son champ de connaissances. Cela permet aussi plus globalement d’homogénéiser les pratiques, les règles et la compréhension du projet (et de ses enjeux). 

Et au passagele monde continue de tourner,même si Jean-Kévin tombe malade ! 

Quand Pierre-Thomas explique un détail fonctionnel à Jean-Kévin ou que Marie-Sandrine partage avec l’équipe sa dernière trouvaille en termes de framework front, là aussi chacun en profite. 

Finalement, c’est en s’aidant les uns les autres, en prenant le temps de partager ses savoirs qu’on construit une équipe qui se fait confiance, qui est compétente sur tous les aspects techniques et fonctionnels du projet et qui sera alors plus performante à l’avenir.

C’est quoi le rapport avec l’agilité ? 

Évidemment, ce fonctionnement est valable pour toutes les équipes, mais l’agilité favorise nettement ce type de collaboration. 

Dans une équipe agile, les spécialisations de chacun importent peu finalement : ce que l’on veut, c’est livrer de la valeur (beaucoup si possible !). C’est notre objectif collectif et c’est collectivement qu’on y arrivera. Les métiers de chacun s’effacent au profit d’une dynamique d’équipe. 

Si on remplace « Pierre-Thomas » par « Product Owner », on intègre le métier (voire même le client) dans l’équipe tout en favorisant les interactions et la collaboration (ça ressemble beaucoup à deux valeurs agiles, non ?). 

Il manque quelqu’un… Ah oui ! C’est aussi l’un des rôles du Scrum Master que de favoriser au maximum la multi-compétence des membres de l’équipe par la mise en place d’un environnement de travail propice, la systématisation de l’entraide et des interactions au sein l’équipe. 

Fini les egos… Terminés les experts hyper pointus nombrilo-centrés et la performance individuelle !
Si chacun grandit, c’est l’équipe qui y gagne. 

Donc bienvenue dans l’ère de la collaboration, de l’entraide et de la confiance ! 

Téléchargez le how-to guide agilité

Julien Louisy

Scrum Master SQLI

RH et transformation digitale dans le secteur bancaire… amies ou ennemies ?

Quand on parle de digitalisation du secteur bancaire, il est bon de rappeler qu’une évolution culturelle profonde est en train de s’opérer au sein des acteurs historiques. Les organisations se transforment à un rythme effréné et les collaborateurs sont en première ligne.

Ils doivent être à la fois acteurs, force de proposition, spectateurs de ces mutations, aussi bien internes qu’externes… Et ce n’est pas facile dans un quotidien de travail !

La mutation du secteur bancaire est en marche

La mutation du secteur bancaire s’opère par trois grands phénomènes :

  • Les chargés de clientèle doivent développer leur agilité pour répondre aux nouvelles attentes des clients. D’une posture de détenteur d’un savoir technique, ils passent à celle de conseiller bancaire personnalisé.
  • L’agence bancaire devient le point de connexion physique donnant accès à l’expertise du réseau bancaire et l’avenir de l’agence se joue sur la qualité perçue de son accueil.
  • Le changement est profond : pour être un bon banquier, il ne suffit plus de bien connaître son métier, il faut désormais aussi savoir bien accueillir, conseiller et orienter le client sur de multiples produits.

J’ai accompagné ce type de structure sur leur « digitalisation », dans le cadre de projets à dimensions toujours très techniques. Par exemple, la dématérialisation des documents de la relation client (dimension très fortement impactée par le cadre réglementaire depuis avril 2018). La même question se pose à chaque fois : pourquoi le ROI n’est pas au rendez-vous malgré des choix technologiques bien maîtrisés, ambitieux et très coûteux ?

Parce que les comportements humains ne se dissolvent pas dans la digitalisation, en particulier quand il s’agit de manager les équipes en charge de porter l’ambition !

Explications…

La banque qui propose des services digitaux est un signe fort : c’est à aborder comme un vecteur d’engagement et de confiance dans l’entreprise.

C’est un sujet positif en soi et c’est ce challenge que vont devoir porter les Ressources Humaines.

Trois dimensions sont à prendre en compte pour éviter l’échec :

  • L’individu au travail : être attentif aux modifications de la relation au travail de chacun (pratiques) et de chacun avec les autres (interactions). Cela a un impact direct sur ce qui est essentiel dans une organisation : les jeux d’acteurs… avec des gagnants et des perdants.
  • Les logiques métiers : le sens du travail et la culture professionnelle sont renouvelés par la digitalisation. Si à la question « Qu’est-ce qu’un beau travail ou bon travail ? » les collaborateurs ne peuvent pas répondre, motivation et performance en seront affectées.
  • La culture d’entreprise: ou les capacités pour les collaborateurs à se repérer et à se retrouver dans les logiques d’action de l’organisation. S’il manque une « intelligence de la situation », c’est difficile de comprendre les ressorts de la motivation et de donner envie aux collaborateurs de contribuer à la dynamique commune, aux résultats.

Et c’est précisément dans ce contexte que les managers ont un rôle clé : ils portent et/ou réarticulent des contradictions sur lesquelles ils n’ont pas prise (car venant de plus haut). Ils sont le relais de la vision, ils sont les porteurs opérationnels de projets… et pour autant, ils doivent trouver « un peu tout seuls » leurs marques dans un nouvel environnement, tout en devant  promouvoir nouveaux outils et méthodes.

Quelles sont les solutions pour éviter les écueils d’une transformation digitale plus technique qu’humaine ?

Deux axes pour répondre :

La transformation du secteur bancaire ne se fera pas sans transformation de son mode de management.

Téléchargez le how-to guide agilité

Adopter un management plus participatif, plus réactif et axé sur les prises d’initiatives permettra à ce secteur d’évoluer réellement dans ses pratiques.

L’approche managériale doit prendre davantage en compte le degré d’autonomie, les talents de chacun… et ainsi favoriser un management situationnel plus nuancé.

Sans marquer la fin d’un management directif, c’est élargir la palette managériale vers plus de participatif et plus de « délégatif ».

Le conseiller (individu), managé avec plus de confiance et d’ouverture développera davantage l’’attention personnalisée envers ses clients.

Dans le secteur bancaire, où le respect des process a longtemps été la principale règle d’or, cette attention à la dimension humaine est inédite.

C’est une clé d’entrée pour s’assurer que l’ensemble des collaborateurs restent mobilisés sur les objectifs. C’est également ici que l’on parlera de Symétrie des attentions©  qui « pose comme principe fondamental que la qualité de services entre une entreprise et ses clients est symétrique de la qualité de la relation de cette entreprise avec l’ensemble de ses collaborateurs ».

Un dernier point : les collaborateurs sont submergés d’informations, de nouveaux process ou méthodes pas encore bien maitrisés. Quelques bonnes questions se posent pour les accompagner :

  • Y a-t-il un risque de saturation ?
  • Comment les différents projets engagés régulent-ils entre eux la quantité de changements qu’ils génèrent pour les collaborateurs ?
  • Existe-t-il un tableau de bord avec un indicateur sur la capacité ou non de l’organisation à absorber les changements ?
  • Est-ce que les modes de fonctionnement tels que l’agilité développent réellement l’initiative & le mouvement ?

Autant de questions indispensables à poser si l’on veut des collaborateurs engagés et motivés dans la mutation désormais urgente de la banque… et de faire des ressources humaines et de la transformation digitales de véritables amies !

Alix Howard

Digital consulting – SQLI

Améliorer sa veille en 5 étapes

Se cultiver, booster ses connaissances, connaître les dernières tendances et plus généralement développer sa curiosité… Autant d’atouts qui s’aiguisent en pratiquant une veille quotidienne. Les bénéfices sont très nombreux et il est difficile de passer outre si vous évoluez dans des métiers de service, de la technologie, de l’ingénierie, et ce quelle que soit votre activité.

 

Améliorer sa veille c’est :

– S’informer correctement
– S’assurer de la validité des informations reçues quotidiennement
– Panacher ses sources
– Obtenir les éléments de contexte nécessaires à la compréhension d’un sujet, d’un secteur, d’une technologie … etc.

Voici les 5 étapes essentielles pour votre veille personnelle derrière vos terminaux préférés… et dans l’absolu, soyez curieux et discipliné !

Étape 1 : s’outiller

Tout d’abord, il est important d’avoir quelques outils avec soi.

Testez-en plusieurs. Si certaines fonctionnalités vous semblent indispensables et que l’outil est payant, n’hésitez pas à investir un minimum (à vous de voir le budget à allouer en fonction du temps passé et de l’importance donnée à votre veille). Adaptez-les à votre contexte et privilégiez les multiplateformes qui synchronisent, à minima, mobile et desktop.

De là, commencez par bien choisir :

  • L’outil pour parcourir et rassembler toutes vos sources.

Le lecteur de flux RSS de votre choix est une bonne base et présente l’avantage de rassembler un maximum de sources pour une consultation large. Malgré la disparition de feu Google Reader, de nombreuses plateformes restent disponibles sur le marché (clients légers ou interfaces web).

Voyez cet outil comme votre agrégateur. Certains ne font pas que du flux RSS d’ailleurs, mais permettent également de parcourir d’autres types de source (réseaux sociaux, newsletters …) comme FlipBoard ou encore Refind.

Personnellement, je suis resté fidèle à Feedly mais à vous de tester ce qui peut vous convenir le mieux.

  • L’outil pour rassembler et garder toutes les ressources sélectionnées

C’est un peu « votre réservoir » de lecture, dans lequel tombent toutes vos sélections de vos différentes sources.

Tout ce qui vous a interpellé ou qui mérite de l’attention future, une consultation et lecture plus approfondie, doit arriver ici. Là encore les outils sont nombreux mais privilégiez ceux qui peuvent s’ouvrir à un maximum de plateformes et recevoir des sources diverses.

Pour moi, cet outil, c’est Pocket, après avoir très longtemps utilisé Evernote.

Après avoir fait votre choix ne vous dispersez pas et tenez-vous à ces 2 outils.

Étape 2 : sourcer

Sélectionnez vos sources et catégorisez : Il s’agit de l’étape la plus importante et la plus chronophage mais indispensable.

Adaptez cette étape à votre contexte, à votre milieu et enfin à votre curiosité…

Pour cela, prenez le temps d’analyser, de regarder, de piocher les sites, blogs, plateformes que vous consultez le plus et intégrez-les à votre outil agrégateur.

Enfin, fixez-vous à un nombre maximum de sources par catégorie et triez régulièrement en fonction de la qualité de celles-ci. Ne gardez pas de sources inutiles.

Étape 3 : automatiser

Toujours sur les outils (on y revient) : Les plateformes comme Zapier ou IFTT permettent de créer des règles entre vos deux outils principaux (et d’autres). Par exemple, si un article aperçu dans Feedly ou sur Twitter vous plaît, il est très simple de créer une règle sous ces outils pour le placer automatiquement dans votre Pocket.

N’hésitez pas à abuser de ces plateformes, elles vous permettront surtout de remplir ou de trier votre réservoir de ressources plus rapidement et plus facilement. 

Étape 4 : se discipliner

Pour améliorer sa veille le plus important est de la pratiquer régulièrement. Créez votre habitude et tenez-vous à un créneau choisi.

Fixez-vous d’abord un temps aussi court soit-il (admettons 30 minutes). Bloquez ce temps tous les jours (ou lorsque vous le souhaitez/pouvez, l’idéal étant que cela soit quotidien).

Divisez ensuite ce temps en 2 :

  • Première partie : sélectionnez rapidement dans votre(vos) agrégateur(s).

L’objectif est d’aller relativement vite sur cette partie en prenant chaque élément qui attire votre attention pour le placer dans votre deuxième outil « réservoir ». Ne prenez pas forcément le temps de rentrer dans le détail de la ressource, gardez votre temps sur cette partie pour faire un tour d’horizon le plus complet possible (d’où l’importance de la catégorisation de vos sources).

  • Deuxième partie : parcourez et lisez votre sélection.

Ici vous prenez le temps de parcourir. Maintenir son attention devant un écran étant potentiellement compliqué, prenez le temps de lire/visionner/écouter ce que vous avez sélectionné et de rester concentré sur ça. Et pour terminer, triez… Gardez un nombre raisonnable de ressources dans votre réservoir. Ce dernier devrait normalement se remplir assez vite alors n’hésitez pas lors d’un moment libre d’aller piocher dedans.

Jonglez entre le parcours, la lecture et le tri dans vos créneaux identifiés en veillant à garder régulièrement un minimum de temps.

Étape 5 : se diversifier

En conclusion, ne laissez pas tous ces outils être votre seule fenêtre de veille.

Continuez d’utiliser vos réseaux sociaux et incorporez-les dans votre veille. Les newsletters sont également revenues en force depuis plusieurs années, pensez-y. Attention, cette diversification peut alourdir votre temps de parcours.

Et enfin, pour une veille vraiment efficace, sortez de votre ordinateur, rencontrez d’autres personnes, allez à des événements, des conférences, des ateliers… et confrontez vos sources et vos méthodes.

 

Mobile technical expert – SQLI

Le magasin instagrammable : la promesse d’une expérience différenciante

Les magasins avaient auparavant pour vocation de stocker et vendre des produits.
À l’ère du digital, cela ne suffit plus : les magasins doivent être des lieux d’expériences. Avec l’avènement des réseaux sociaux tels qu’Instagram, ces expériences se doivent d’être différenciantes, visuelles et partageables. On est entré dans l’ère du magasin « instagrammable ».

 

L’application ayant connu une popularité retentissante, les marques et les retailers ont dû réfléchir à la manière d’ajouter des clics aux briques de leurs points de vente.

Si le marchandisage visuel a toujours été une des forces des points de vente, ce nouveau mouvement va au-delà. Il consiste à « créer un instant visuel » parfait prenant réellement vie en photo.

 

Le design du magasin a toujours été important

L’expérience visuelle en magasin est maintenant conçue pour être visionnée à travers l’objectif de la caméra d’un smartphone. Il y a quelques années, le magasin Converse à New York, présentait une exposition murale de chaussures. C’était sûrement la première expérience instagrammable avant Instagram.

Design magasin

A présent, de nombreuses marques changent le design de leurs magasins ou ouvrent de nouveaux magasins avec cette envie de disposer de lieux visuellement attirants.

 

Trois exemples frappants à New York

De nombreux pure players qui se lancent dans le magasin physique ont créé leur communauté de clients grâce à Instagram ou d’autres réseaux sociaux. Il est donc logique de les voir s’emparer du concept de magasin instagrammable.

Winky Lux est une marque de cosmétiques très prisée de la jeunesse américaine. La marque a ouvert un point de vente physique dont le point principal réside dans ses 7 salles à visiter. Chaque pièce a été conçue spécialement pour sa clientèle jeune et fervente utilisatrice d’Instagram. Pour les visiter, il faut payer 10$ à l’entrée et dans chaque pièce on découvre une ambiance et un design différent. Bien sûr, un produit Winky Lux correspondant à l’ambiance est associé !

Magasin insta

 

Les 10$ dépensés peuvent être déduits d’un achat en magasin.

L’intérêt pour la marque : transformer l’expérience client en offrant une ambiance différente de celle d’une boutique Sephora par exemple.

Burrow est une marque de canapés qui vient récemment d’ouvrir un magasin à New York. Elle veut mettre le produit en lumière et donner aux clients le confort de faire une bonne photo.
Elle met donc à disposition un espace spécialement conçu pour Instagram où un client peut s’installer sur un canapé et faire un selfie. Sur le mur derrière le canapé, un fond vert permet de changer l’arrière-plan de la photo.

Le produit est mis en valeur, et le client peut le tester et le partager sur Instagram.

Magasin instagrammable 2

Kellog’s

 

Le café Kellogg’s propose lui aussi un espace dédié. Le nombre et la variété de céréales proposés dans ce café permet aux clients de jouer avec les couleurs. Une des grandes tendances sur Instagram est de partager les images des plats chez soi ou au restaurant. Kellogg’s a donc installé une table prévue uniquement à cet effet ainsi que deux lampes professionnelles de chaque côté et des objets griffés à disposer à sa guise, pour obtenir la photo de son bol de céréales parfaite.

Sans oublier le hashtag adéquat bien sûr !

Magasin instagrammable 3

 

Les pop-up stores

 

Les pop-up stores sont idéaux pour développer une stratégie autour d’Instagram. Ils sont en effet des lieux temporaires voués à célébrer un produit ou un service. Le design du lieu est donc un des atouts principaux du pop-up store.

 

Durant le mois de septembre 2018, la marque Vital Proteins avait ainsi ouvert un magasin temporaire à New York. Les clients venaient autant pour voir les produits que pour prendre des photos. Un mur végétal, beaucoup de couleurs, et des produits attrayants pour la clientèle jeune transforment ce magasin temporaire en « spot Instagram ». Le hashtag de la marque était très présent car si Vital Proteins avait fait l’effort de décorer son pop-up store pour Instagram, il ne faut pas oublier que c’est un investissement marketing.

 

Magasin instagrammable 4

Magasin instagrammable 5

 

En 2017, GAP avait ouvert un pop-up store pour les fêtes de fin d’année au design instagrammable. On y trouvait beaucoup de couleurs et de hashtags sur les murs, et surtout un process intéressant pour faire la promotion de l’évènement sur Instagram. Tous les clients en magasin étaient informés qu’en partageant leur photo du magasin avec le hashtag correspondant, ils pouvaient récupérer une impression de leur photo en direct. Un bon moyen de récompenser le client qui publie ses photos !

Magasin instagrammable 6

En plus d’être un outil indispensable pour la communication et une source essentielle de découverte de produits, l’utilisation d’Instagram évolue constamment dans le magasin.

La clé essentielle est que l’« instagrammabilité » doit être prise en compte à la fois dans le développement du lieu ou du produit et dans la conception de la stratégie marketing en magasin. Pour asseoir l’authenticité, la crédibilité et la communication de la marque, les magasins doivent rendre les produits et services dignes d’être Instagramés. Le réseau social est un appât qui permet de faire entrer les clients en magasin.

 

 

Les pop-up stores : le nouvel outil événementiel des marques

Les pop-up stores sont des points de vente éphémères ouverts par des marques pour lancer un produit ou créer l’événement. Ils ont fait leurs débuts pendant la crise économique afin de tirer profit des espaces vides au sein des magasins. Ils sont aussi un moyen de tester de nouveau marchés avant de s’engager dans un bail commercial plus long. Ils servent parfois à écouler des stocks excédentaires ou des produits de la saison passée.

Que se passe-t-il à New York ?

 

Les pop-up stores de grandes marques

Google

Pour la troisième année consécutive, Google ouvre des boutiques éphémères dans certaines villes des États-Unis. Le Google Hardware Store à New York se compose de trois espaces : Travail, Vie et Domicile, où les produits de Google sont répartis. On trouve par exemple le Pixelbook et la nouvelle Pixel Slate dans la section Travail. Le Pixel 3, le Pixel 3 XL et le hub Google Home sont dans la section Vie, et d’autres appareils Google Home dans la section Domicile (avec les produits Nest).

Les produits sont disposés sur des tables en bois et sous des tiroirs. En ouvrant ces tiroirs, les visiteurs découvrent des esquisses du processus de conception du produit en question.

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Ce lieu très visuel propose une expérience intéressante car le client peut tester tous les produits en situation : les caméras des téléphones Pixel, les possibilités offertes par le Google Hub en matière de tutoriels vidéos et de personal assistants. Bien que les vendeurs de Google soient très présents, le client a tout de même une grande liberté pour tester les produits.

C’est aussi une excellente manière pour Google de montrer ses nouveaux produits et son savoir-faire. Le visiteur a la possibilité de se faire prendre en photo et de la faire imprimer par exemple. L’intelligence artificielle de Google peut même détecter le nombre de personnes sur la photo, puis imprimer le nombre de photos correspondant au nombre de personnes.

Le magasin fermera ses portes après les fêtes de fin d’année 2018.

 

Timberland

Timberland a récemment ouvert à New York son premier magasin temporaire. Un lieu physique dont le message est simple : « New-Yorkais, sortez marcher dans la nature ». Et pour l’occasion, la marque de prêt-à-porter et de chaussures a décidé d’offrir à la ville un espace vert : 2000 plantes et arbres vivants accueillent les clients dans cet espace temporaire. Ce jardin a été imaginé pour créer le sentiment d’être dans la campagne de la Nouvelle-Angleterre, où la marque est née.

Tous ces végétaux seront d’ailleurs donnés à la ville de New York pour être replantés quand le pop-up store fermera ses portes.

Dans ce magasin, le visiteur pourra découvrir la nouvelle gamme de chaussures Timberland ainsi que tous les manteaux d’hiver.

Popup store2

Ce lieu évènementiel sert donc à souligner le message de la marque et à proposer une nouvelle gamme de produits pendant une période propice aux achats. Timberland n’a d’ailleurs pas la contrainte de s’engager sur un bail à long terme.

Un rite de passage pour les pure players

Le pop-up store est aussi un moyen pour les e-commerçants d’exposer leurs produits et d’avoir un contact direct avec leurs clients.

Brooklinen

Brooklinen est une start-up commercialisant du linge de maison haut de gamme. Le site a ouvert son premier pop-up store le 9 novembre dernier à SoHo, pendant la saison des vacances.

Lancée en 2014, elle a récemment réalisé un chiffre d’affaires de 100 millions de dollars après avoir levé 10 millions de dollars lors d’un tour de table.

Les clients peuvent se rendre dans la boutique éphémère pour acheter immédiatement des produits ou en découvrir et les acheter en ligne ultérieurement. Le pop-up store de 200 mètres carrés a ouvert ses portes sur Spring Street à SoHo et restera ouvert jusqu’en février 2019.

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Floyd

Le fabricant de meubles Floyd a ouvert son pop-up store dans un appartement new-yorkais. Quoi de mieux que de voir et toucher des meubles ou d’acheter des produits mis en situation dans un vrai lieu de vie ? Ce concept est proche de celui développé par la marque The Line : un vrai loft qui sert à vendre des produits exposés dans un cadre réel.

Floyd a de plus lancé un site web pour célébrer l’événement.

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De nouveaux business se créent

Storefront

Il ne suffit pas de vouloir ouvrir un pop-up store, faut-il encore pouvoir trouver le lieu. De nouvelles idées de business se sont ainsi lancées sur le concept de pop-up store.

Un ex-banquier français de Wall Street a ainsi eu l’idée de lancer Pop-Up Immo en 2013. Son but est d’aider les marques à trouver des espaces à louer pour de courtes durées. En effet, les agents immobiliers ne s’intéressaient pas à ce secteur très peu rémunérateur, contrairement aux locations longues durées.

Quelques années après, Pop-Up Immo s’associe avec son concurrent américain Storefront pour devenir le leader mondial de la location de pop-up stores. Le concept est simple : louer un lieu éphémère comme on loue une chambre d’hôtel ou un appartement sur AirBnB. Storefront se rémunère avec une commission fixe de 20%.

Le marché est évalué à 80 milliards de dollars en 2017 et Storefront emploie à présent 100 personnes et annonce 100.000 utilisateurs et 10.000 espaces disponibles sur trois continents.

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Le pop-up store a donc un bel avenir car il présente de nombreux avantages.

Il permet par exemple de tester un nouveau flux de revenus : un pure player peut ainsi se lancer dans le pop-up store afin d’ajouter des revenus à son activité online et d’engager ses clients hors ligne.

De plus, la boutique éphémère crée cet effet d’urgence : les produits exposés ne sont disponibles à l’achat que sur une courte période de temps.

C’est également un lieu d’éducation des nouveaux clients. Une expérience du produit peut souvent convaincre un client potentiel de devenir un client régulier.

Enfin, du fait du caractère temporaire, les marques ont la possibilité de prendre des risques, de surprendre et d’augmenter leur notoriété.

Vous avez dit crypto ? - 3 Des cryptos pour Etats, banques centrales, GAFA et clubs de foot ?

Des banques centrales expérimentent la crypto

Si la Banque de France a mené des expérimentations avec la technologie de la Blockchain, d’autres sont allées plus loin.
Ainsi, Norges Bank, la banque centrale norvégienne, a publié un document de travail dans lequel elle envisage de développer une CBDC (Central bank digital currency) comme complément aux liquidités. Cette CBDC aurait pour but « d’assurer la confiance dans la monnaie et le système monétaire ». La Banque de Suède envisage également la création d’une couronne électronique car l’utilisation des billets et des pièces diminue en Suède.
La banque centrale de l’Uruguay (BCU) a également présenté une initiative consistant à digitaliser le peso uruguayen en créant un e-peso.

Une alternative au dollar ?

Thether est une cryptomonnaie liée aux monnaies fiduciaires traditionnelles. Il existe actuellement des tokens Tether en dollars US (désignés par le symbole USD₮) et en euros (désignés par EUR₮). Un token de Tether rattaché au yen japonais (JPY₮) est en cours de réalisation.

A l’inverse, des cryptos d’Etat pourraient permettre de bypasser le dollar et de contourner des sanctions internationales. En février 2018, le Venezuela a été le premier pays à y avoir recours en lançant la Petro, une cryptomonnaie dont la valeur est indexée sur le prix du baril du pétrole vénézuélien (60 dollars à l’époque). Il a été créé pour permettre à Caracas de trouver de l’argent frais sur les marchés alors que les États-Unis interdisent à quiconque d’acheter du pétrole vénézuélien sous peine de sanctions.

Pour l’Iran, qui étudie également la question, l’objectif serait plus de conserver des relations économiques avec l’étranger que de lever des fonds. En effet, l’utilisation d’un “crypto-rial” permettrait d’éviter l’utilisation du dollar US lors d’une transaction internationale. Dans le cas d’une entreprise française qui ferait du commerce avec Téhéran, elle recevrait cette cryptomonnaie qu’elle échangerait ensuite contre des bitcoins et enfin des euros. Si aucun dollar n’est utilisé dans le processus, les États-Unis ne pourront pas se mêler au jeu.

« Prenons des pays avec des institutions faibles et des devises nationales instables. Au lieu d’adopter la monnaie d’un autre pays, par exemple le dollar américain, ces économies pourraient connaître un usage croissant des monnaies virtuelles »
Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, au sujet de la dollarisation 2.0.

Qu’en est-il des GAFA ?

Amazon coin

Si en 2013, Amazon lançait aux Etats-Unis sa propre monnaie virtuelle, les Amazon Coins, elle n’est en rien comparable au Bitcoin ou à toutes les autres monnaies virtuelles. Les Amazon Coins n’ont rien d’anonyme ni de décentralisé, et n’ont pas de cotation propre. Il s’agit simplement d’une réserve d’argent libellée en « Amazon Coins » qui ne peut être dépensée que chez Amazon, avec un cours fixe.

Amazon avait lancé sa monnaie sur la base d’une stricte parité avec le dollar, un centime équivalant à 1 Amazon Coin. Pour son lancement en France, le géant a choisi de conserver ce modèle très simple, en le basant cette fois-ci sur l’euro. Un choix qui montre qu’Amazon ne cherche pas (pour le moment ?) à créer une nouvelle monnaie à échelle mondiale.

Si la création d’une monnaie virtuelle pour la marketplace n’est pas officielle, Mark Zuckerberg a confirmé qu’il considérait fortement la question : « Comme beaucoup d’autres entreprises, Facebook explore des moyens pour tirer parti de la technologie blockchain. »
Facebook a donné naissance à une entité consacrée à la Blockchain dont David Marcus, ancien responsable de Messenger, a pris la tête. Avant de rejoindre chez Facebook, Marcus était président de PayPal. Il a également la particularité d’avoir investi très tôt dans le Bitcoin et de faire partie du conseil d’administration de Coinbase…

Facebook s’était déjà initié au concept de monnaie virtuelle (sans qu’elle ne soit basée sur un registre distribué) en 2009 avec Facebook Credit. La fonctionnalité permettait alors aux utilisateurs de faire l’acquisition de biens virtuels notamment au sein de jeux comme Farmville. La fonctionnalité n’avait toutefois pas rencontré le succès escompté et avait été abandonnée deux années plus tard.

En attendant, c’est parti pour les clubs de foot !

Le PSG est le premier club de football qui va émettre sa cryptomonnaie. Le token (basé sur la plateforme blockchain Socios) offrira un droit de vote pour répondre à des questions soumises par le club.

La Juventus de Turin a pris la même initiative avec pour objectif de se rapprocher de ses fans et de leur permettre d’avoir leur mot à dire sur la gestion et la ligne du club. Via les tokens achetés, les supporters pourront en effet influer sur la politique de la Juve, notamment sur les questions posées par le club en ce qui concerne les choix du maillot de l’équipe, ou encore les matches amicaux, etc.

 

Les cryptos vous intéressent ? Retrouvez les deux précédents articles dédiés aux cryptos :

Vous avez dit crypto ? – 1 : Petit tour d’horizon sur la Bitcoin-mania et le monde des cryptos
Vous avez dit crypto ? – 2 : Les crypto-addicts : geeks, hackeurs et milliardaires ?

Sebastien de miollis

Directeur conseil digital – SQLI

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